L’Etat fait un pas vers l’interdiction du glyphosate

Le ministère de l’Agriculture a publié hier un communiqué de presse indiquant que les herbicides à base de glyphosate seraient partiellement interdits d’utilisation à compter du 1er janvier 2019.

Les jours sont comptés pour le glyphosate. Alors que la Commission européenne a prolongé l’an dernier la licence d’utilisation de ce produit pour cinq années supplémentaires, le ministère de l’Agriculture a pris les devants en publiant une interdiction partielle du produit. L’épandage d’herbicides à base de glyphosate (en premier lieu le Roundup) ainsi que leur utilisation pour faire mûrir les céréales plus rapidement seront bannis à partir du 1er janvier prochain.

Les agriculteurs ne pourront plus utiliser de glyphosate que dans les cas précis où les autres herbicides ne seraient pas efficaces pour permettre aux récoltes de pousser. L’objectif principal pour le ministère est de rendre presque inutile l’utilisation du glyphosate, dont les effets sont désastreux pour les sols. 735 000 litres ont été consommés en République tchèque l’an dernier (contre 935 000 litres en 2013), et ce produit est principalement utilisé pour que les récoltes arrivent à maturation plus rapidement (notamment en séchant les graines de maïs, de colza ou de tournesol.

Cet usage intensif des herbicides assèche les sols et c'est justement cette pratique que veut réguler le ministère de l'Agriculture, dans le cadre d'une stratégie globale de lutte contre la sécheresse. Il y a quelques semaines, le ministre Miroslav Toman avait affirmé que les agriculteurs qui nuisent à l'environnement pourraient bientôt être sanctionnés.

L’utilisation du glyphosate par les particuliers n’est toutefois pas concernée par l’interdiction annoncée par le ministère. Le Roundup sera ainsi toujours disponible en vente libre, malgré les risques sanitaires qui ont été révélés lors des derniers mois.

Photo : Wikipédia