Le ministre de l’Agriculture veut imposer un quota de produits tchèques dans les supermarchés

L’objectif est d’inciter les supermarchés à proposer plus de produits tchèques sur leurs étals.

La quantité minimale de produits tchèques sur les étals des supermarchés n’a pas encore été définie par le ministre Jiří Milek. Avant d’annoncer des chiffres, il a reconnu que la première question est la définition exacte des produits tchèques, pour que tous les magasins appliquent les mêmes règles. Cette mesure devrait ensuite être approuvée par la Chambre des députés.

Le projet de quotas vise à faire face à la baisse du nombre de produits alimentaires tchèques vendus dans les supermarchés. L’an dernier, les étals ne comptaient en moyenne que 14% de produits portant la mention « produit tchèque », contre 29% en 2016. Ce label (Česká potravina) indique que la totalité de la production des aliments non transformés (la viande, les fruits et légumes et le lait) a eu lieu en République tchèque, ou que 75% des ingrédients des produits transformés proviennent du pays. L’une des raisons à cette baisse est le manque de lisibilité des labels, et la prudence des chaînes de supermarchés au moment d’étiqueter leurs produits.

L’ancien président de la Chambre d’agriculture (Agrární komora České republiky) Miroslav Toman a déjà soutenu un tel projet. Le ministre de l’Agriculture en poste précédemment, Marian Jurečka, avait alors affirmé vouloir se pencher sur le sujet, sans prendre de décision. Pour Miroslav Toman, l’Etat devrait mettre en place un quota représentant entre deux tiers et 80% du total de produits mis en vente, en s’inspirant du modèle roumain, où la moitié des biens sont produits dans le pays.